Situé à Kaminoge (上野毛) sur la ligne Oemachi (大井町線), à quelques encablures de la station de Futago Tamagawa (二子多摩川), le musée Gotoh (五島美術館)  été fondé par Gotoh Keita (1882-1959). Pour ceux qui ne connaissent pas ce monsieur, on dira pour résumer qu'il est le fondateur de l'empire Tokyu (東京急行電鉄株式会社) qui contrôle de nombreuses lignes de train notamment les lignes Toyoko et Denentoshi, mais aussi des grands magasins comme Tokyu et Tokyo hands.
















Le musée rassemble une collection privée d'œuvres d'artistes pré-modernes japonais, chinois, coréens depuis 1960. Il offre des expositions au printemps et en automne. La collection permanente est exposée par rotation pendant le reste de l'année. Le musée comprend également des salles pour la cérémonie du thé et un jardin.





















Le Musée Gotoh possède également une vingtaine de manuscrits provenant de Dunhuang et d'autres sites de la Route de la Soie.




















Adresse
3-9-25 Kaminoge 3-Chome
Setagaya-ku
Tokyo 158-8510

Le musée est fermé le lundi, les jours fériés et les lendemains de jours fériés. L'accrochage est renouvelé à chaque début d'année.

Horaires : de 10 h à 17 h (fermeture des guichets à 16 h 30)
Le musée est ouvert au public de 9 h 30 à 16 h 30. Les manuscrits ne sont pas exposés. Pour les voir, il faut demander une autorisation par écrit.

Site Internet
http://www.gotoh-museum.or.jp/


En allant à Asakusa (浅草), j'ai eu l'opportunité de me rendre au Engei Hall (園芸ホール), véritable institution dans le monde très fermé du Rakugo.

Le Rakugo (落語)est une forme d'art narratif traditionnel, Il s’agit d’un monologue à consonance comique dans lequel le « rakugoka » (落語家) assis en « seiza » (静坐) sur un coussin sur une scène (高座) raconte une histoire à l’auditoire. Pour faire simple, cest la forme ancestrale du One man show.
















Au cours de son récit, le "conteur" peut jouer le rôle d’un enfant, d’une femme, d’un vieillard et même d’un samurai. Il passe d’un personnage à un autre en modifiant sa voix généralement, ou d’un simple geste, ou encore en tournant la tête vers la gauche ou la droite.

Il possède également un éventail et une serviette en tissu qu’il manipule pour évoquer certains objets (un verre, des baguettes ou un sabre).












Son  récit se décompose généralement en trois parties :

* les remarques préliminaires du rakugoka qui vont mettre le public dans l’ambiance
souhaitée.

* L’histoire proprement dite

* La chute finale : plaisanteries, gestes,

Pour profiter au maximum du spectacle, il faut un niveau très élevé en japonais, la majorité des rakugoka parlant en language Edoko (江戸っ子語), certaines expressions sont ,si on est pas originaire de l'est Tokyoïte ,impossibles à comprendre, la prononciation de certains mots (comme les syllabes ha hi hu he ho se transforment en sha shi shu she sho) peut changer également.













Le spectacle dure entre 1 et 2 heures au cours desquelles  plusieurs conteurs se succèdent, le tout pour environ 25 euros.

Il existe  cinq théâtres spécialisés dans le rakugo, appelés également Yose (寄席) à Tokyo, ma préférence va à  ceux de Asakusa (http://www.asakusaengei.com)/ et au Suehirotei de Shinjuku (http://www.suehirotei.com/).


Pour les amateurs de promenade et de shopping à bas prix, je tiens à présenter un quartier situé dans l'arrondissement de Shinagawa (品川) entre les stations de Naka Meguro (中目黒) et Gotanda (五反田) : Musashi Koyama (武蔵小山) .

Même s'il est plus rapide d'y aller en train via la ligne Meguro (目黒線) , je préconise de prendre le temps d'y aller à pied à partir de Naka Meguro en longeant la rivière Meguro Gawa (目黒川) surtout en cette saison de floraison des cerisiers ornementaux.
















L'unique intérêt de ce quartier réside dans la rue commerçante "palm" (武蔵小山商店街パルム), la plus longue du pays (environ 800 mètres). C'est également l'une des plus anciennes, construite après-guerre, en 1947

Couronnée "meilleure rue commerçante du pays" en 2005 par la prestigieuse agence des petites et moyenne entreprises, le Chuushou kigyou chou (中小企業庁) lors de la parution de l'ouvrage gambaru shoutengai 77sen (がんばる商店街77選) qui récompense chaque année les meilleurs artisans commerçants japonais, la rue propose plusieurs centaines de magasins.














Dans cet amoncellement de magasins, difficile de ne pas se perdre. J'ai donc comme d'habitude, concocté une petite liste des échoppes et magasins à ne pas rater.

Mexico (メキシコ靴店)











Jirai ya (じらい屋)




















Sakauchi Kobashi (坂内小法師)













Waraukado (ワラウカド)




















Toriyuu (鳥勇)




















Stellastars cafe











Ousama to strawberry 王様とストロベリー











Site Internet
http://www.musashikoyama-palm.com/

J'en avais dèjà parlé dans un article précédent (cf http://amepon.blogspot.com/2009/11/blog-post.html#links) mais ces derniers temps, le sujet revenant relativement souvent dans les conversations, je tenais de faire un petit top 7 des meilleures enseignes de raviolis chinois sur Tokyo.

J'ai volontairement écarté les chaînes telles que Ohsho (王将) et, plus que la proximité et la beauté du cadre, j'ai priviligié les enseignes traditionelles, qui ne paient pas de mine (ちょろい) mais qui offrent évidemment le meilleur rapport qualité prix. D'une même façon, ne vous attendez pas à un service soigné, c'est basique, vétuste, un peu "crade" mais qu'est ce que c'est bon !!!!

Voici une nouvelle fois, les adresses à ne pas rater:

元宝餃子(Genbou Gyoza)













Adresse
Katsushika-ku Kameari 3-8-5
Station Kameari ligne Jouban

亀戸餃子(Kameido gyoza)











Adresse
Koutou ku Kameido 5-3-4
Station Kameido ligne Sobu

吉祥寺みんみん(Kichijoji minmin)












Adresse
Musashinoshi Kichijoji Honmachi 1-1-9
Station Kichijoji Ligne JR Chuo

東京餃子楼(Tokyo gyozarou )











Adresse
Setagaya ku Taishido 4-4-2  rausu paresu Sangenjaya
Station Sangenjaya Ligne Denentoshi

ファイト餃子 (Faito gyoza)











Adresse
Toshima ku Nishi sugami 3-7-3
Station Nishi Sugamo Métro Toei Mita

銀座天龍(Ginza Tenryu)














Adresse
Chuo ku  Ginza -6-1 Bâtiment chou Ginza
Station Ginza Métro Ginza et Marunouchi

ニーハオ(Nihhao)











Adresse
Ota ku Kamata 4-24-14
Station Kamata Ligne Keihin Tohoku

Le titre est certainement un peu trop accrocheur mais je tenais à parler aujourd'hui d'un état de fait que le gouvernement japonais (mis à part quelques interventions très médiatiques) refuse de reconnaître : le trafic humain dans le cadre de la prostitution de femmes étrangères.

Il suffit de se promener en soirée, dans les rues de Kinshicho (錦糸町) ou Kameido (亀戸) dans l'arrondissement de Sumida (墨田区) par exemple, pour admirer les centaines de néons illuminants les établissements de prostituées ètrangères.





















Le Japon est en effet le plus gros marché de l'industrie du sexe en Asie pour les femmes étrangères. Plus de 150 000 se prostituent (avec une forte de majorité de filles russes et philippines). Près de 20% sont d'ailleurs mineures et sont les victimes d'un trafic humain.

Recrutées à l'étranger par des bureaux spécialisés, repaires de gangsters locaux et relais directs de la mafia japonaise, des milliers de filles originaires d'innombrables pays débarquent toute l'année dans les bars et clubs du Japon. Avec l'espoir de faire fortune.

A leur arrivée, leur passeport (de touriste ou d'entertainer) est le plus souvent confisqué et elles sont contraintes à un chantage : plus elles rapportent de l'argent, plus vite elles récupèrent leurs passeports, du moins le croient-elles.

Ce qui est le plus choquant, dans un contexte où l'industrie du sexe répond aux lois de l'offre et la demande n'est pas que ces jeunes femmes soient exploitées de la même manière que des millions d'autres dans le monde, mais bien plutôt la relative indifférence des autorités et de la société japonaise.





















L'archipel est d'ailleurs rangé dans la catégorie des «pires Etats» pour son refus d'adopter «les standards minimums visant à l'élimination du trafic humain». Le rapport dénonce le laisser-faire de l'Etat japonais (41 arrestations seulement en 2003 pour «trafic humain») et rejoint les accusations du groupe Human Rights Watch qui dénonce le «trafic des femmes vendues comme esclaves dans l'industrie du sexe au Japon».

Dans un pays où la prostitution est interdite mais pas réprimée, le manque de résultat dans la résolution de meurtres de prostituées étrangères (comme ceux de Lucie Blackman et de Maricris Sioson) révèle une certaine indifférence qui se traduit par une mollesse dans les actions sont menées pour éradiquer ce phénomène... mais c'est un autre sujet.

Source : Coalition contre le trafic humain

Mon meilleur ami Daisuke, vivant à Kanamachi, j'ai eu l'occasion de découvrir avec lui, l'extrême Est de Tokyo et notamment les arrondissemens de Katsushika et Adachi, connus pour abriter les classes sociales les plus basses.
Kosuge (小菅) situé dans l'arrondissement de Katsushika (葛飾区) sur la ligne Tobu Isezagi (東武伊勢崎線) fait partie de ces quartiers pittoresques qui jouissent d'un déficit d'image flagrant; la faute certainement à la présence du centre de détention de Tokyo (拘置所) , énorme édifice fondé en 1895 et rénové entièrement en 1997 et qui peut accueillir quelques 3000 prisonniers.














Un peu comme dans le quartier de Shibaura (芝浦)situé a Minato ku où les loyers sont pratiquement bradés du fait que les anciens abattoirs de la ville y étaient situés , Kosuge est un peu une ville laissée à l'abandon où les superstitions et craintes font régner un certain anachronisme. L'ambiance est lugubre, froide. Il existe très peu de magasins ou de restaurants et on peut remarquer que les logements sont vétustes, les compagnies de construction ne voulant pas de risquer à construire dans un quartier qui jouit autant d'un déficit d'image.
















Loin des paillettes et du strass de Ginza, c'est un lieu qui sort des sentiers battus, particulièrement intéressant pour les photographes en quête d'authenticité, de bâtiments anciens, de paysages urbains sur lesquels le temps n'a pas eu d'emprise.


Ayant eu l'opportunité de participer à plusieurs cérémonies shintoïstes comme la célébration des 13 ans de la mort d'un parent (十三回忌) et de m'être rendu relativement souvent au cimetière, un objet m'a toujours intéressé, le Toba (塔婆) ou Sotoba (卒塔婆).


Le toba est une planche de bois sur laquelle est inscrit un message en mémoire des défunts, placée derrière la tombe. Il peut être également utilisé comme un symbole de sa foi (il est alors porté) lors de manifestations diverses comme les cérémonies bouddhistes (法事) ou comme symbole de croyance lors de la célébration du passage à l'âge adulte (成人) .





















L'origine du mot Toba provient du sanskrit (langue des textes religieux indous). Son histoire remonte à l'origine de la religion Shinto et notamment à la mort du Buddha Shaka (釈迦).






















La planche se compose de 5 parties faisant référence aux 5 histoires pagoda (五輪の塔) ou plutôt aux 5 éléments du cosmos, la terre, l'eau, le feu, le vent et le ciel (地水火風空) et suivant un ordre, une organisation précise. Après un décès, le moine écrira à la place des 5 éléments, les 5 vertus que l'on souhaite remémorer du défunt. C'est ainsi que de nombreuses réunions se tiennent avec les membres de la famille pour déterminer le texte à faire apparaître.


La planche est placée derrière la tombe et est soutenue par un socle appelé Toubatate (塔婆立) qui est soit en Inox, soit en bois ou le plus souvent en marbre.