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Devant le relatif manque d'initiative générale pour venir en aide aux sinistrés japonais, je tenais a souligner l'idée de la marque Dissizit (l’une de mes préférées) qui avec son T-shirt "Rebuilt Nippon" s'est engagé a reverser l'intégralité des bénéfices des ventes à l'organisation non gouvernementale Global giving, chargée d'apporter un soutien logistique dans les régions de Fukushima, Sendai, Iwate et Akita.















En collaboration avec le légendaire artiste de graffiti Slick, les dessinateurs Luna Bros et la gallerie d'art indépendant Silent Stagen, ce T-shirt au design plus que sympathique  existe en deux coloris (noir ou blanc) et au dos affiche le message "東北日本復興" (Tohoku Nihon Fukkou) ou « reconstruction de la région Nord-est du Japon ».













Vendu 30 dollars (soit approximativement 20 euros) sur de nombreux sites aussi bien américains tels que Karmaloop, japonais ou encore français, n'hésitez donc pas a vous le procurer ; le flocage ainsi que le grammage du T-shirt sont de très bonne qualité.
Des affiches originales un peu plus onéreuses sont également en vente.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Site Officiel Dissizit
http://www.adopedistribution.com/

Spécialité de la préfecture de Tottori (鳥取県), située au nord ouest d’Osaka, le rakkyo (ラッキョウ) ou bulbe d’échalote confit dans le vinaigre est au curry japonais ce qu’est le poivre Gaban est au Ramen (voir article). On peut également le déguster comme apéritif (漬物).














Découvert en chine orientale, le rakkyo est planté vers septembre/octobre. Récolté en juin de l’année suivante, il est généralement conservé et macéré dans un mélange de vinaigre et de sucre. Ce procédé est défini comme Amatsuke (甘漬け), qu’on peut traduire littéralement comme sucré salé.
















La consommation d’échalotes Rakkyo est réputée, au Japon, pour ses bienfaits sur la santé : antifongique, diurétique, stimulatrice des systèmes métaboliques et digestifs.

Pendant des siècles, elle a été utilisée comme une plante médicinale. L’allicine, substance réputée de l’ail, est également très présente dans l’échalote Rakkyo. De nombreuses études montrent que l’allicine aide à l’absorbation de Vitamine B1 et à récupérer de la fatigue, ou encore permet de réduire le risque de formation de caillot sanguin.
Il est vendu généralement dans les supermarchés ou supérettes sous forme de paquets de 90g à un prix compris entre 50 et 60 centimes de yens. A ce prix là, ne vous en privez pas !


Pendant mon long séjour à Tokyo, j’ai toujours été surpris par le fait que mes amis consommaient bien plus que nous des bonbons ou autres confiseries en tous genres.

Les bureaux de tabac n’ayant pas réellement pignon sur rue, l’achat de bonbons au Japon se fait essentiellement dans les supermarchés et supérettes. Des enseignes indépendantes existent mais dans des proportions infimes.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Contrairement à nos confiseries locales, les confiseries japonaises sont en général beaucoup plus souples de texture et moins sucrées, vendues sous de plus petits formats en vue d’une consommation de type rapide. De nombreux paquets individuels, n’excédant pas 3 voir 4 pièces chacun, inondent les rayons.

Comme Les japonais sont très concernés par l’aspect santé des produits, beaucoup de compagnies pharmaceutiques se sont lancées sur le marché, proposant des produits vitaminés.

Même si le chocolat et les chewing-gums constituent les locomotives de ce marché, les bonbons japonais sont en général de type gélatineux tendre, à base de collagène, et de fruits et surtout sans sucre. Ils offrent un panel impressionnant de goûts : outre les traditionnels « fraise » et « citron », des saveurs encore peu exploitées en France comme le yaourt et le melon mais aussi la pastèque. Le « sucré salé » est également la marque de fabrique des bonbons japonais : potiron, sauce soja sont encore souvent utilisés dans leur confection.
















Le packaging, beaucoup plus évolué qu’en Europe fait partie intégrante du produit et stimule l’achat compulsif.

La grande différence au niveau de la consommation est que les « seniors » constituent environ la moitié des acheteurs. En cause des pratiques comme la cérémonie du thé qui s’accompagne en général de confiseries en tous genres.

Cinq marques dominent le marché : Lotte, Meiji Seika Kaisha, Morinaga et Co., Ezaki Glico, and Mary Chocolate.

Compte tenu de la législation et du protectionnisme patent du marché japonais, peu de marques étrangères sont représentées ; elles ne se partagent que 7% (chiffre 2008) du marché national.

Le plus souvent on retrouve les marques Mentos, Chupa Chups lollipops et Frisk mais des magasins spécialisés dans l’importation de produits étrangers (輸入食材店) comme l’enseigne Kaldi proposent un éventail plus large de produits.



Le Hi-chew (ハイチュウ,) produit par Morinaga et Co reste le bonbon le plus populaire. Sa gamme a évolué et s’est déclinée au fil des années. Phénomène rare pour être signalé,  elle a réussi à s’exporter notamment en Asie et aux Etats-Unis.


En se promenant en soirée à Yokohama aux alentours de Akarenga (赤レンガ) et de Yamashita Koen (山下公園), il n’est pas rare d’apercevoir de somptueuses Cadillac customisées dévaler les routes.



Le lowriding, originaire de la côte ouest américaine et de la culture mexicano-américaine, peut se décrire comme la customisation de véhicules notamment les modèles de voitures des années 1950 de marque prestigieuse comme Chevrolet, Buik, Pontiac ou encore Cadillac.


La suspension hydraulique est le point commun de ces véhicules, même si au fil des années, la customisation de l’intérieur (volants, sièges, banquette arrière) et de la carrosserie sont venues agrémenter le travail de personnalisation des lowriders.




 


Introduit au Japon au début des années 1980, la culture lowrider, s’est au fil des années développée de manière importante. Popularisée auprès des masses par les rappeurs DS455 (avec le titre Lowrider 4 life) ou encore Ozrausorus (et le titre Rollin’ Rollin’), les clubs de passionnés se comptent aujourd’hui par centaines.

La majorité des artistes de la scène westcoast japonaise sont d’ailleurs d’anciens patrons de ces clubs ou des amateurs assidus des Amesha (アメ車).



Les plus connus de ces clubs étant Caltrend situé à Yoshikawa (Saitama) et Crue’s à Kawasaki (Kanagawa) tenu par M.Oomeki.





Les véhicules sont importés des Etats-Unis, la plupart du temps par Takashi Kikuchi (武志), propriétaire du label H.G.P et Yuruzu Oishi. Ils sont vendus deux à voir trois fois le prix d’achat. C’est donc un marché juteux pour les revendeurs américains et vous l’aurez compris une passion qui demande un budget conséquent. La remise en état ainsi que la customisation du véhicule oscille entre 26000 et 40000 euros.




















De nombreux magazines spécialisés tels que lowrider magazine ont vu le jour et d’importants concours sont organisés dans les grandes villes nippones comme le lowrider show, le clou du spectacle étant la finale nationale se déroulant à Chiba à Makuhari Messe (幕張メッセー).




Pour les plus perspicaces d’entre vous, vous avez dû remarquer la présence de nombreux iraniens à Tokyo notamment à Shibuya (non loin de la sortie de la ligne Hanzomon).


Il faut savoir que la présence de ces iraniens au Japon ne date pas d’hier et qu’elle a été facilitée par des arrangements signés entre les deux pays en 1974, exonérant les ressortissants iraniens de visa pour venir au Japon en contrepartie d’avantages financiers.

C’est en 1988, après l’armistice signé entre l’Iran que l’Iraq qu’une vague d’immigration conséquente a eu lieu. En effet, le Japon proposant sécurité et prospérité à des populations voulant fuir les atrocités de la guerre et un pays en reconstruction. Il y avait même une liaison aérienne directe Téhéran - Tokyo hebdomadaire à cette époque. Les candidats à l’expatriation furent donc très nombreux et de nombreux dépassements de la limite de validité de visa furent constatés.














En 1992, les accords précédemment cités prirent fin et la population iranienne vivant au Japon décrut, passant de 40000 à désormais 5000 ressortissants (chiffre de 2006 par le gouverne-ment) même si des facilités pour obtenir des visas sont toujours en vigueur















Pour la majorité des résidents actuels, près de 80% d’entre eux résident dans la région du Kanto (région de Tokyo) ; la plupart sont âgés de 30 à 50 ans et vivent dans la légalité, et sont majoritairement employés dans les secteurs de la construction et de l’industrie. Le temps de résidence au Japon est en moyenne de 4 ans, ce qui cela permet aux familles d’économiser de l’argent (panier moyen de 25000 euros) et de revenir en Iran afin de monter une affaire.














Pourtant cette minorité jouit d’une image des plus détestables au Japon à cause de l’activité de réseaux de contrebandiers spécialisés dans la vente de fausses cartes de téléphone et de drogues stimulantes, pour la plupart en situation illégale. Ils font la une des journaux bien que cette population ne représente que seulement 3% des iraniens expatriés.


Ou et quand la diabolisation médiatique nuit à toute une population….

Ceux qui se sont déjà rendus à Tokyo l’ont constaté, on peut voir sur les chantiers des ouvriers du bâtiment portant de grands pantalons larges, les Tobi Pants (鳶パンツ).

L’origine de Tobi provient du mot Tobishoku (鳶職) qui désigne les ouvriers installant les échafaudages. Les ouvriers le portent généralement avec des chaussons en semelles de caoutchouc appelés Jikatabi (地下足袋).

Dans un premier temps, il fut au Japon d’abord utilisé par les militaires, notamment pour les expéditions en terrain montagneux et accidentés. De par sa forme, on peut affirmer que c’est un compromis entre le caleçon long traditionnel japonais appelé Suteteko (ステテコ), assez large jusqu’aux genoux, utilisé pendant la période Edo par les charpentiers et le knicker-bocker qui a une forme rétrécie au niveau des chevilles.
















Après la seconde guerre mondiale, les villes étant à reconstruire, les chantiers fleurissant de partout, les compagnies de construction définirent la forme actuelle de ces pantalons, beaucoup plus large au niveau des chevilles.

Cette transformation semblait logique, tout d’abord, pour des raisons de sécurité, le « tobi », par sa forme large au niveau des chevilles (ダボダボ) facilite la montée ainsi que les déplacements sur les échafaudages (足場). Ensuite, de par la « largeur de ses jambes », ce pantalon permet également de ne pas trop transpirer, le tissu ne collant pas à la peau pendant les éreintants travaux d’été. Plus qu’un simple habit, il traduit un fort sentiment d’appartenance à la communauté des ouvriers (ceux travaillant notamment en attitude) et on lui attribue des vertus divines (son port est sensé les protéger de chutes).



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Depuis, sous l’impulsion de marques comme Toraichi (虎壱), les pantalons Tobi sont devenus une mode et ils se portent souvent avec des bottes de type rangers.

Le Japon compte 32 939 clubs, soit 590 000 joueurs licenciés (2/3 d’hommes et 1/3 de femmes) mais on estime le nombre de joueurs non licenciés à environ 300 000.















Très loin derrière les populaires baseball et football, le basket jouit pourtant d’une popularité importante, comme en témoignent les nombreux matchs de démonstration organisés par la NBA au Japon depuis 1992 (le premier fut organisé dans l’enceinte du Yokohama Arena entre les Seattle supersonics et les Houston rockets) ou encore les championnats du monde de basket organisés dans l’île en 2006.











La NBA (National Basketball Association) n’a d’ailleurs jamais caché son désir de s’implanter durablement au Japon mais l’affluence aux événements rappelés ci-dessus montrent qu’il reste encore un long chemin à parcourir pour faire du basket-ball un sport majeur.






Au niveau continental, la JBL (Japanese Basketball league), première ligue professionnelle a été crée seulement en 2005. Cette dernière est constituée de deux divisions (JBL et JBL2), composée chacune de 8 équipes.
JBL

• Aisin Seahorses
• Mitsubishi Diamond Dolphins
• Rera Kamuy Hokkaido
• Toyota Alvark
• Hitachi SunRockers
• Toshiba Brave Thunders
• Panasonic Trians
• Link Tochigi Brex

JBL2

• Hitachi Cable Bulldogs
• Big Blue Tokyo
• Kuroda Electric Bullet Spirits
• Ishikawa Blue Sparks
• Toyota Tsusho Fighting Eagles
• Aisin AW Areions Anjo
• Toyoda Kosei Scorpions
• Renova Kagoshima

Pour essayer de donner du tonus à ce sport, de nombreuses anciennes gloires de la ligue américaine sont venues poser leur valise ; sans tous les nommer, on citera Mahmoud Abdul-Rauf, David Benoit, Kenny Walker, Charles O'Bannon ou récemment l’ancien prodige de San Diego Jeremy Tyler.




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Du côté nippon, Yuta Tabuse (田臥 勇太,), maintenant joueur de l’équipe des Link Tochigi Brex fut en 2004, le premier joueur d’origine japonaise a intégrer la ligue américaine. Même si son passage fut peu fructueux, il relança un intérêt pour ce sport.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D’ailleurs, plus que le sport en lui-même, ce sont bels et bien les produits dérivés qui suscitent le plus d’intérêt chez les japonais, les enseignes SPORTS AUTHORITY et SLAM en attestant
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La problématique majeure de ce sport est que les médias japonais s’en désintéressent. Très peu d’entre eux couvrent l’actualité de ce sport, les retransmissions télévisées en sont rares, et de ce fait, il est donc très compliqué de faire la promotion pour en faire un sport plus populaire au pays du soleil levant.


Site Officiel
http://www.jbl.or.jp/

Lors de mes années passées dans la capitale nipponne, j’ai rencontré de nombreux français de passage dans la ville, et la plupart du temps, lorsque je leur demandais où il résidaient pendant leur séjour, la réponse fut de très nombreuses fois « Minami Senju » (南千住).

Situé dans l’arrondissement d’Arakawa (荒川区), et desservi par les lignes Jouban (常磐) et Hibiya(日比谷線), le quartier est plus généralement connu pour abriter le plus grand centre d’aide aux sans abris (施設相談会), toutefois, la quartier compte également de nombreux hôtels aux prix défiant toute concurrence, ce qui fait de lui le paradis des back-packers étrangers.















Voici une sélection non exhaustive :

L’Hotel Juyoh (寿陽ホテル)

A 3200 yens la nuit (environ 28 euros)

http://www.juyoh.co.jp/document/english/english.html

L’Hotel New Koyo(ホテルNEW-KOYO)

A 2500 yens la nuit (environ 22 euros)

http://www.newkoyo.com/ 

L'Hotel Marunuchu (ホテル丸忠CLASSICO)

A 3500 yens la nuit (Environ 31 euros, dégressif selon la durée du séjour)

http://www.hotelmaruchu.com/classico/pc-e/

A la vue des tarifs proposés, il ne faut pas s’attendre à des chambres luxueuses ; c’est étriqué, relativement sommaire et assez vieillot mais pour déposer ses affaires, accéder à internet et se reposer quelques heures par nuit, c’est une solution intéressante



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Les disponibilités sont directement accessibles via les sites et la réservation se fait également en ligne. Une interface en français (en anglais pour l’hôtel Maruchu) étant disponible, cette dernière est très facile à contacter.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les grands centres de la ville comme Shinjuku ou Shibuya sont à une bonne trentaine de minutes et les quartiers populaires, pour ceux qui auraient envie de découvrir les villes de banlieue de l’est Tokyoïte, ne sont qu’à quelques encâblures.

Le marché très lucratif du tabac contrôlé aux deux tiers par Japan Tabacco, propose une multitude de marques à bas prix (les prix oscillent entre 1,20 et 2,60 euros. Malgré un léger durcissement des lois anti-fumeurs ces dix dernières années avec les interdictions de fumer en marchant dans certains arrondissements notamment et une forte hausse des prix à venir) le Japon reste une sorte de paradis pour les fumeurs.

Dans le florilège de marques qui ornent les distributeurs automatiques présents dans tous les recoins de la ville, une marque à retenu mon attention : Wakaba (わかば).
















Mise en vente en 1966, au prix de 180 yens (désormais vendu à 190 yens), Wakaba est la seule marque de cigarettes longues (paquet de 20) qui reste dans cette gamme de prix. Elaborée avec les résidus de tabac de la marque Seven Stars, Wakaba est le symbole des tabacs de troisième classe (三級品).



Plus que les caractéristiques intrasèques du produit, c’est surtout l’image qu’elle véhicule : c’est une marque vendue presque exclusivement dans les bureaux de tabac de quartiers (on ne la voit que très rarement en vente ailleurs), fumée par des vieillards en général ou des ouvriers dont le revenus sont bas, ce qui lui donne une image de tabac « prolétaire ». Fumer des Wakaba se veut de nos jours désuet (ダサイ) mais c’est son cachet « décalé » qui m’a plu.

Récemment, j’ai re-visionné un de mes films préférés (déjà présenté dans ce blog) : le très controversé « Kyoki no sakura » (凶気の桜) et en discutant avec un ami (lui aussi grand fan de ce film), le nom porté par le « gang » de jeunes nationalistes, protagonistes du film a retenu mon attention : NEO TOUJOU(ネオ東條).

Pour ceux qui ne connaissent pas cette œuvre, le film raconte l’histoire de 3 jeunes hommes arpentant les rues de leur quartier (Shibuya) en y faisant régner l’ordre par la terreur et la violence afin de « purifier » la ville en s’attaquant aux dealers, junkies, yakuzas, proclamant haut et fort leur appartenance à un groupe néo-nazi.











Le terme ネオ東條fait référence à un des acteurs les plus importants de la seconde guerre mondiale à savoir le général Hideki Tōjō (東條 英機)



Premier ministre de l’empereur Hiro-Hito en 1941, cumulant les fonctions de ministre de la guerre et de ministre de l’intérieur, le généra Tojo symbolise le lobby militaro-industriel qui –pendant des décennies a conduit le Japon à entrer dans une logique d’affrontement avec la plupart des pays de sa zone d’influence géographique.



Pour répondre au blocus économique américain qui étouffe le pays, il sera l’un des initiateurs de l’agression de Pearl Harbor. Détenteur d’une lourde responsabilité dans les crimes de guerre commis par l’armée japonaise durant le conflit, il sera jugé et exécuté.



Mac-Arthur lui fera endosser toute la responsabilité, en lieu et place de son souverain qu’il convenait d’épargner pour mener à bien les bouleversements générés par les nombreuses réformes imposées au pays.



Son nom, très entaché par l’ensemble de ces actes est devenu synonyme de la toute puissance de l’impérialisme militaire d’alors, désormais révolu.





















De nombreuses références lui sont dédiées dans le film comme, « 日本人なら東條英機だろうよ » (si je devais être japonais, je serai Toujou Hideki).



Les trois jeunes hommes prônent l’idéologie qui veut que le Japon retrouve par tous les moyens son lustre d’antan. Cette doctrine Hakko ichiu (八紘一宇), doctrine qui soutient que le Japon est le centre du monde et gouverné par un être divin, que le peuple japonais, protégé, est supérieur aux autres, est le fil conducteur de ce long métrage.



Le fantôme d’Hideko Youjou plane sur ce film.



Qui a dit que les films japonais manquaient de message ?


Lorsqu'on lit le journal japonais, meurtres, suicides et prostitution chez les jeunes japonais sont en bonne place dans les colonnes des faits divers.

A la fin des années 90, on a assisté au Japon, à une recrudescence d'actes violents perpétrés par des mineurs, les meurtres atroces de Kobe (神戸連続児童殺傷事件) et celui d’Utsunomiya (栃木女性教師刺殺事件) avaient alerté l'opinion publique et forcé l'état à prendre des décisions draconiennes pour éradiquer ce fléau.

En effet, on a réformé la loi sur les mineurs, ceux-ci peuvent être poursuivis à partir de 14 ans (au lieu de 16 ans auparavant) et jugés comme des adultes au tribunal correctionnel. Depuis, on assiste à une baisse importante des délits,démontrant ainsi que les sanctions prévues ont eu l’effet escompté.

En 2006 (date la plus récente à disposition), 112 000 incidents se sont produits, selon le rapport annuel de l’agence nationale de police, soit une baisse de 8.8% par rapport à l’année précédente.













La délinquance chez les mineurs au Japon englobe plusieurs types de délits tels que :

- les parricides (親殺し),
- les meurtres de jeunes filles (少女の殺人事件),
- les meurtres dus aux brimades d’étudiants ( ijime/ いじめ),
- les meurtres sexuels (性犯罪),
- les agressions d’inconnus dans la rue (oyaji gari / 通り魔事件),
- les meurtres de professeurs (対教師暴力),
- les violences familiales (家庭内暴力),
- les vols à l’étalage (万引き),
- les viols (幼女 レイプ),
- les exactions en groupes (暴走族),
- les enlèvements (誘拐),
- la prostitution des jeunes filles (enjo kosai/援助交際).

La classification de ces délits souligne bien la pression d’une société extrêmement exigeante, où les repères familiaux ont volé en éclats, où l’argent est la valeur reine et où le système éducatif, très sélectif, ne tolère aucune faiblesse.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Les origines de cette recrudescence de la violence chez les jeunes résident dans la désagrégation de la cellule familiale, la crise du système éducatif et les conséquences de la politique de croissance économique à tout prix menée après guerre. Après la seconde guerre mondiale, les Japonais ont concentré leur temps et leur énergie au travail et à l’entreprise, délaissant leur vie familiale et communautaire.

 Les dégâts provoqués dans la société sont patents : les relations humaines se sont considérablement dégradées, dans une culture dominée par l’appartenance à une communauté (à l’inverse de la société occidentale depuis longtemps individualiste) et les valeurs traditionnelles sont peu à peu tombées en désuétude. La jeunesse se retrouve aujourd’hui sans repère.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les parents (surtout le père qui représente l’autorité) prennent de moins en moins le temps de s’occuper de leurs enfants. « Les Japonais ont une maison, mais ils n’ont plus de foyer » .

Autant que l’institution familiale, le système éducatif traverse une crise profonde. Longtemps efficace, le modèle d’une école elle aussi instrumentalisée pour la croissance économique au lendemain de la guerre ne fonctionne plus correctement. « L’objectif des jeunes est d’entrer dans le meilleur lycée, pour arriver dans la meilleure université, pour intégrer la meilleure entreprise et bien gagner sa vie, devenir riche. Leur vision est très matérialiste. »

L'urbanisme  tokyoïte peut se résumer à un ensemble de maisons individuelles (généralement construites sur 2 étages) et de complexes d’appartements (マンション); c'est pourquoi la première fois que j'ai vu des appartements HLM (Danchi), surprise ou plutôt curiosité m'ont envahi.

Danchi (団地) ( littéralement “terrain groupé”) désigne un groupe d’appartements, généralement des logements municipaux, construits par les autorités publiques. La majorité du parc HLM est la propriété de conglomérats.














Généralement situés en périphérie de Tokyo, près des voies rapides et des voies de chemins de fer, ces gigantesques infrastructures peuvent accueillir jusqu'à 8000 familles.

Les premiers HLM sont apparus en 1950 à Tokyo, pour faire face à la reconstruction de la ville et pour accueillir les familles d'ouvriers et de fonctionnaires, qui ,du fait de leurs modestes  revenus ou de leurs besoins d'habiter près de la ville, trouvaient pleine satisfaction dans ce type d'habitation.














De nos jours, la majorité des habitants sont des personnes âgées, devenues propriétaires; c'est certainement la raison pour laquelle on trouve dans les cours de ces complexes, tous les magasins de première nécessité (supermarché, coiffeur, électricien...).

La vétusté des bâtiments pose depuis quelques années de gros problèmes de maintenance (notamment pour les ascenseurs et les peintures utilisés à l'époque) et des réformes concernant l'évolution prochaine du parc HLM tokyoïte sont en pourparlers.














En outre, les habitants de ces immeubles jouissent d'un statut tantôt négatif, voire péjoratif (les mots 団地族 et 団地妻sont là pour nous le rappeler), tantôt envié (ce type d'habitations même  peu prisé par les élites japonaises, l'atmosphère banlieusarde, la proximité entre les habitants font "rêver" de nombreuses personnes), sont apparus depuis quelques années de nombreux sites (à l'image des sites sur les chemins de fer/鉄道マニア), entièrement dédiés au Danchi.

En voici d'ailleurs, un, très bien documenté

http://codan.boy.jp/danchi/tokyo23/index.html














Les plus grands complexes HLM à Tokyo sont les suivants :

松原団地 (Matsubaradanchi)
Station Matsubaradanchi, ligne Tobu-Isesaki
豊島五丁目団地 (Toshima Gochome Danchi)
Station Oji-kamiya, ligne Nanboku 


高島平団地 (Takashimadaira Danchi)
Station Takashimadaira, ligne Toei Mita


南砂三丁目団地 (Minami-suna Sanchome Danchi)
Station Mizue, ligne Toei Shinjuku