Ceux qui se sont déjà rendus à Tokyo l’ont constaté, on peut voir sur les chantiers des ouvriers du bâtiment portant de grands pantalons larges, les Tobi Pants (鳶パンツ).

L’origine de Tobi provient du mot Tobishoku (鳶職) qui désigne les ouvriers installant les échafaudages. Les ouvriers le portent généralement avec des chaussons en semelles de caoutchouc appelés Jikatabi (地下足袋).

Dans un premier temps, il fut au Japon d’abord utilisé par les militaires, notamment pour les expéditions en terrain montagneux et accidentés. De par sa forme, on peut affirmer que c’est un compromis entre le caleçon long traditionnel japonais appelé Suteteko (ステテコ), assez large jusqu’aux genoux, utilisé pendant la période Edo par les charpentiers et le knicker-bocker qui a une forme rétrécie au niveau des chevilles.
















Après la seconde guerre mondiale, les villes étant à reconstruire, les chantiers fleurissant de partout, les compagnies de construction définirent la forme actuelle de ces pantalons, beaucoup plus large au niveau des chevilles.

Cette transformation semblait logique, tout d’abord, pour des raisons de sécurité, le « tobi », par sa forme large au niveau des chevilles (ダボダボ) facilite la montée ainsi que les déplacements sur les échafaudages (足場). Ensuite, de par la « largeur de ses jambes », ce pantalon permet également de ne pas trop transpirer, le tissu ne collant pas à la peau pendant les éreintants travaux d’été. Plus qu’un simple habit, il traduit un fort sentiment d’appartenance à la communauté des ouvriers (ceux travaillant notamment en attitude) et on lui attribue des vertus divines (son port est sensé les protéger de chutes).



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Depuis, sous l’impulsion de marques comme Toraichi (虎壱), les pantalons Tobi sont devenus une mode et ils se portent souvent avec des bottes de type rangers.

Mon intérêt pour la géographie locale ainsi que,je dois bien l’avouer, la recherche d’un appartement à loyer modéré m’ont amené dans le quartier de Shibaura (芝浦) situé dans l’arrondissement de Minato (港区) non loin de la station de Shinagawa (品川).

En général, le prix des loyers est déterminé en fonction du positionnement du quartier par rapport au centre ville, de l’accès plus ou moins proche des stations de métro, des commodités offertes (commerces), mais aussi de sa réputation voire de sa renommée. En me rendant dans quelques unes des agences immobilières qui pullulent dans la capitale, j’ai été surpris de la relative «modération » des prix des loyers de ce quartier. En faisant quelques recherches et en discutant avec quelques amis qui travaillent dans l’immobilier, il est apparu que la raison principale est la présence de l’abattoir de Tokyo (食肉市場).















Construit à l’époque Edo, en 1867, le site n’a cessé de s’étendre, même s’ il ne reste aujourd’hui que des bureaux et le centre de redistribution ; l’image du quartier tout entier continue d’être desservie par la présence de ces entrepôts.

L’origine de ce malaise provient du fait, que depuis des siècles, l’industrie de la viande et tous les métiers ayant trait à la tuerie d’animaux sont ostracisés. Ce qui remonte directement au système des castes de l’époque pré-Meiji, et à la ségrégation des Burakumin (部落民), groupe social minoritaire japonais discriminé socialement et économiquement et, qui gérait ces industries (se référer à l’article http://amepon.blogspot.com/2010/02/blog-post.html#links).




















Malgré la suppression des castes à la fin du 19ème siècle, l’abattoir ayant été repris par des descendants de Burakumin, la discrimination n’a donc jamais cessé et perdure encore aujourd’hui dans l’inconscient collectif japonais qui demeure chargé avec des craintes irraisonnées comme la Submersion de leur île, les fantômes, la peur des catastrophes.

Le Japon compte 32 939 clubs, soit 590 000 joueurs licenciés (2/3 d’hommes et 1/3 de femmes) mais on estime le nombre de joueurs non licenciés à environ 300 000.















Très loin derrière les populaires baseball et football, le basket jouit pourtant d’une popularité importante, comme en témoignent les nombreux matchs de démonstration organisés par la NBA au Japon depuis 1992 (le premier fut organisé dans l’enceinte du Yokohama Arena entre les Seattle supersonics et les Houston rockets) ou encore les championnats du monde de basket organisés dans l’île en 2006.











La NBA (National Basketball Association) n’a d’ailleurs jamais caché son désir de s’implanter durablement au Japon mais l’affluence aux événements rappelés ci-dessus montrent qu’il reste encore un long chemin à parcourir pour faire du basket-ball un sport majeur.






Au niveau continental, la JBL (Japanese Basketball league), première ligue professionnelle a été crée seulement en 2005. Cette dernière est constituée de deux divisions (JBL et JBL2), composée chacune de 8 équipes.
JBL

• Aisin Seahorses
• Mitsubishi Diamond Dolphins
• Rera Kamuy Hokkaido
• Toyota Alvark
• Hitachi SunRockers
• Toshiba Brave Thunders
• Panasonic Trians
• Link Tochigi Brex

JBL2

• Hitachi Cable Bulldogs
• Big Blue Tokyo
• Kuroda Electric Bullet Spirits
• Ishikawa Blue Sparks
• Toyota Tsusho Fighting Eagles
• Aisin AW Areions Anjo
• Toyoda Kosei Scorpions
• Renova Kagoshima

Pour essayer de donner du tonus à ce sport, de nombreuses anciennes gloires de la ligue américaine sont venues poser leur valise ; sans tous les nommer, on citera Mahmoud Abdul-Rauf, David Benoit, Kenny Walker, Charles O'Bannon ou récemment l’ancien prodige de San Diego Jeremy Tyler.




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Du côté nippon, Yuta Tabuse (田臥 勇太,), maintenant joueur de l’équipe des Link Tochigi Brex fut en 2004, le premier joueur d’origine japonaise a intégrer la ligue américaine. Même si son passage fut peu fructueux, il relança un intérêt pour ce sport.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

D’ailleurs, plus que le sport en lui-même, ce sont bels et bien les produits dérivés qui suscitent le plus d’intérêt chez les japonais, les enseignes SPORTS AUTHORITY et SLAM en attestant
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La problématique majeure de ce sport est que les médias japonais s’en désintéressent. Très peu d’entre eux couvrent l’actualité de ce sport, les retransmissions télévisées en sont rares, et de ce fait, il est donc très compliqué de faire la promotion pour en faire un sport plus populaire au pays du soleil levant.


Site Officiel
http://www.jbl.or.jp/

Situé à Horikiri (堀切) dans l'arrondissement d'Adachi (足立区), sur la ligne Tobu Isezaki (東武伊勢崎線), Tateishi (立石バーガー) ne restera pas dans les annales pour son intérieur ni pour la relative saleté de sa façade.















Situé dans un quartier résidentiel prolétaire, non loin de Kita Senju, ce restaurant a été rendu populaire par de nombreuses émissions de la télévision japonaise ainsi que par un reportage diffusé il y a quelques années sur CNN. En effet, outre le fait de vendre des hamburgers à bas prix (les prix oscillent entre 100 et 150 yens l'unité), M. Tateishi a été le premier restaurateur au monde (depuis très peu ont suivi sa voie) à offrir à sa clientèle un distributeur automatique de hamburgers....















Si les denrées sont d'une excellente qualité pour leur prix, c'est vraiment la machine qui a fait la renommée de son patron. On y afflue du pays entier tout au long de l'année pour introduire son obole dans la fente.















Un modeste conseil à cet heureux entrepreneur : il faudrait peut-être investir dans une nouvelle enseigne !

Lors de mes années passées dans la capitale nipponne, j’ai rencontré de nombreux français de passage dans la ville, et la plupart du temps, lorsque je leur demandais où il résidaient pendant leur séjour, la réponse fut de très nombreuses fois « Minami Senju » (南千住).

Situé dans l’arrondissement d’Arakawa (荒川区), et desservi par les lignes Jouban (常磐) et Hibiya(日比谷線), le quartier est plus généralement connu pour abriter le plus grand centre d’aide aux sans abris (施設相談会), toutefois, la quartier compte également de nombreux hôtels aux prix défiant toute concurrence, ce qui fait de lui le paradis des back-packers étrangers.















Voici une sélection non exhaustive :

L’Hotel Juyoh (寿陽ホテル)

A 3200 yens la nuit (environ 28 euros)

http://www.juyoh.co.jp/document/english/english.html

L’Hotel New Koyo(ホテルNEW-KOYO)

A 2500 yens la nuit (environ 22 euros)

http://www.newkoyo.com/ 

L'Hotel Marunuchu (ホテル丸忠CLASSICO)

A 3500 yens la nuit (Environ 31 euros, dégressif selon la durée du séjour)

http://www.hotelmaruchu.com/classico/pc-e/

A la vue des tarifs proposés, il ne faut pas s’attendre à des chambres luxueuses ; c’est étriqué, relativement sommaire et assez vieillot mais pour déposer ses affaires, accéder à internet et se reposer quelques heures par nuit, c’est une solution intéressante



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
Les disponibilités sont directement accessibles via les sites et la réservation se fait également en ligne. Une interface en français (en anglais pour l’hôtel Maruchu) étant disponible, cette dernière est très facile à contacter.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les grands centres de la ville comme Shinjuku ou Shibuya sont à une bonne trentaine de minutes et les quartiers populaires, pour ceux qui auraient envie de découvrir les villes de banlieue de l’est Tokyoïte, ne sont qu’à quelques encâblures.
Je m’éloigne un petit peu de Tokyo pour présenter deux enseignes japonaises de la région parisienne tenues par Mme Matsumoto et son époux.


Après avoir travaillé pendant de longues années à Londres, la famille Matsumoto, grands nomades devant l’éternel, ont ouvert en avril 2004, la yakinikuya (barbecue japonais) « 松っちゃん» (matchan) dans le XVème arrondissement, non loin de la station Dupleix.
















L’établissement possède la spécificité d’avoir une plaque chauffante (鉄板) à chaque table, équipée de hotte aspirante, chose très rare dans la capitale.

La viande est importée du Japon ; on retrouve la qualité de découpe propre aux yakinikuya nippones. Outre la viande (Le galbi, côte de boeuf marinée y est excellent) le menu comporte une sélection légumes, salades.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au regard de la qualité et de la variété des plats, les prix sont dérisoires, pour tous les amateurs de viandes grillées japonaises, c’est L’ADRESSE à ne pas manquer.

Adresse

55 rue du Theatre, 75015, Paris
TEL 01 45 77 03 50
Métro dupleix (Ligne 6)

Heures d’ouverture
12:00 - 14:00
19:00 - 22:30

Fermé le lundi midi et le mercredi



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le second établissement, ouvert en 2009 est le bar-restaurant l’Arc, situé non loin de la station « Pyramides », derrière Monoprix. Ce bar à forte connotation nipponne, possède un cadre très sobre et sophistiqué. La sélection d’alcools japonais y est très large (notamment en Shouchu).

C’est un endroit rêvé pour passer de longues heures à déguster de bons vins grâce aux conseils avisés du sommelier Kei ou de déguster des plats fins japonais au comptoir.

Adresse

29 rue d’Argenteuil 75001 Paris
TEL 01 49 27 92 67

Heures d’ouverture
19:00 – 1h30

Fermé le dimanche





En véritable fondu de nouilles japonaises et toujours friand de personnages au parcours surprenant, je tenais à vous présenter aujourd’hui Ivan Orkin.

Né à Brooklyn, Ivan se passionne depuis sa période estudiantine (quand il apprenait le japonais) pour les ramens. Après des années passées à travailler dans la restauration dans son pays, avec l’aide de son épouse japonaise, ce « grand » monsieur est devenu le premier américain, en 2007, à ouvrir son propre restaurant à Setagaya : アイバンのラーメン.

Son restaurant se veut convivial ; on peut noter une touche d’exotisme dans les plats, notamment les glaces au dessert mais à tous points de vue, ses nouilles au bouillon de sel (塩ラーメン) sont remarquables !


Sa spécialité est le « mazemen », plat de nouilles avec très peu de soupe et mélangé à des œufs pochés, du porc et de l’ail.












En outre, une ligne de nouilles instantanées à son effigie est vendue dans tout le pays.





 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Plus que sa connaissance des ramens, c’est vraiment sa volonté de réussir qui m’a énormément impressionné, Il a d’ailleurs écrit un livre passionnant intitulé "アイバンのラーメン by アイバン・オーキ » (Ivan’s Ramen) aux éditions Little More racontant son parcours, semé d’embûches dans cet univers impitoyable…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adresse


3-24-7 Minami Karasuyama, Setagaya-ku, Tokyo, tel: 03-6750-5540, web:
Ligne keio Station Rokakouen


Site internet

http://www.ivanramen.com/