Trouver une bonne boulangerie, c'est comme trouver un vêtement non contrefait à Harajuku, c'est à dire rare. La majorité des boulangeries soit disant françaises n'étant à mon gôut qu'une énorme farce (il est bien connu que nous mangeons tous les jours, des pains aux lardons et des pains au curry....). J'ai du arpenter tous les recoins de la capitale pour manger une vraie baguette à la française.



Les chevaliers de la Table Ronde cherchaient le Graal, ma quête à moi était plus prosaïque mais aussi difficile.



Dans ces recherches qui m'ont amené à visiter plus de 50 boulangeries et fait traverser la ville vers tous les points cardinaux, 6 magasins ont particuliérement retenu mon attention, non pas parce que les produits qui y sont vendus sont dans la pure tradition des boulangeries françaises, mais parce qu'ils ont au moins le mérite de proposer du pain qui ressemble à peu de détails près à notre aliment de base national.

Prèsentation

Boulangerie pour vous @ Yoyogi Uheara (代々木上原)




Backerei Brotheim @ Sakura Shinmachi (桜新町)




Viron @ Shibuya (渋谷)






Pointage @ Azabu Juban (麻生十番)






Crown @ Musashi sakai (武蔵境)







Lebois @ Nakano fujimicho (中野富士見町)






Toujours dans les restaurants sympathiques dont regorge Tokyo, j'ai été enchanté de découvrir l'année dernière, le restaurant africain Afrika Tairiku (アフリカ大陸)dont l'enseigne signifie tout simplement "continent africain", situé à Kichijoji (Lignes JR et Inokashira)

C'est un restaurant de petite taille qui a la particularité d'être spécialisé dans la cuisine de l'ouest africain (Côte d'Ivoire, Sénégal où la propriètaire a passé quelques années), on y retrouve une séléction de plats locaux tels que le mafe, le akara,le suiya mais aussi le couscous (bien que nord- africain à la base).



La sélection d'alcool est elle aussi éclectique puisque c'est un des seuls endroits à Tokyo où l'on peut boire de la bière égyptienne, nigériane et sénégalaise.
De nombreux produits sont également proposés à la vente à emporter, ce qui permet de prolonger le plaisir chez soi.



Adresse
180-0003 Musashino shi Kichijoji Minami cho 2-13-4 Office one B1
Fermé le lundi
Voila le plan




Après les distributeurs automatiques, je vais vous parler des enseignes au Japon.

Les magasins et autres restaurants pulullant de tous les côtés, les entreprises cherchant à attirer le plus de clients, on les trouvent aussi bien au sol, qu'en altitude, sur des supports fixes ou mobiles.

Si j'aborde ce sujet, c'est que lors de mes premiers mois à Tokyo ,ne lisant pas les kanjis (caractères japonais), j'ai commis quelques infractions (notamment en vélo) et surtout suis passé à côté de bonnes affaires (eh oui si javais su lire le kanji signifiant "reduction", j'aurais fait des économies).

Les magasins, en France, n'étant installés en général qu'au rez de chaussée, j'ai, au fil du temps ,appris à lever la tête lors de mes excursions shoppingniénnes.

Ce qui est intéressant quand on commence à maitriser la langue, c'est que l'on peut tomber au hasard des rues tokyoites sur des perles d'enseignes, certaines qui ne veulent strictement rien dire, certaines plus loufoques.


Une place de parking réservée au baron !!!


Golf pour personnes ordinaires !!!



Je suis dangereux, dit-il


Le bois des beautés (Un coin pour Hugh Grant)



Pas de commentaires


En France, on n'a pas de pitié pour les croissants, au Japon, ils ont les spaghettis qui ne conduisent pas

Contre mon sport national, le lancé de poubelles


A l'arrache celle là


Contre la glisse, il en rajoute une couche en plus


Tiré du roman de Kunio Hikita, 凶気の桜 (kyoki no sakura) qui signifie" fleurs de cerisier de la terreur" (Fleur qui prend tout son sens dans le film) est un de mes films japonais favori, c'est un film portant sur le nationalisme japonais. Le film produit par Toei a connu toutes les peines du monde à voir le jour, ce qui rend le projet encore plus intéressant à visionner.


Synopsis

Les trois protagonistes sont nés à Shibuya (quartier très animé de Tokyo) et arpentent ses rues pour faire régner l’ordre; leur ambition est de rendre le Japon plus propre, plus pur. Leurs proies, les vendeurs de drogue, les membres de la mafia locale, les prostituées et les drogués.

Commençant à être connus dans le quartier, ils sont approchés par le Seishû Dômei, un clan de yakuza ultra-nationaliste, qui leur confie certaines missions.

Avis

Pour moi, c'est un film très réussi même s' il montre une facette du Japon effrayante, le mélange de violence et de lyrisme met en relief, un Japon tiraillé par par un nationalisme exacerbé et une américanisation de la société; il révéle implicitement le vrai problème qui à mon avis tourmente le pays, à savoir une jeunesse qui se cherche, s'enfermant dans le conformisme.

La bande originale, produite par K-dub shine, est elle aussi très réussie, on y retrouve des grosses pointures du rap nippon tels que King Giddra, DJ Masterkey,Uzi et la surprise JA 飛龍,




Bien qu'ayant été un grand consommateur de cuisine japonaise (à vrai dire à 95% du temps), à certains moments des envies incontrolables de couscous me prirent(ce doit être ma moitié de sang pied-noir qui ressort).

Après de multiples recherches et quelques essais ratés, UNE SEULE adresse s'impose, le restaurant Carthago de Nakano (Lignes JR et Metro Tozai).

C'est très bon ;(le chef, M.Hatanaka est métisse tunisien/japonais), authentique (enfin quelque chose qui ressemble à son plat d'origine) et bon marché (environ 2000 yens pour un menu).



La carte est très complète, Dajaj mishuyi, Sigara böregi, Aujja bil gambri entre autres, ça fait plaisir d'avoir un restaurant qui n'a pas adapté sa carte aux gôuts japonais.

Voilà, pour ceux comme moi qui sont parfois victimes de pulsions couscoussiennes, n'hésitez pas.

Adresse
3-34-3 Nakano-ku Nakano (sortie sud)

Fermé le mercredi







Lorsqu'on marche dans les rues de Tokyo, ils sont partout et font partie intégrante du paysage urbain, je veux parler des distributeurs automatiques.

Ils nous évitent (comme dans notre bonne vieille France) de faire des kilomètres pour acheter une boisson désaltérante ou un paquet de cigarettes.

Le premier fut mis en place en 1888. Déjà les japonais avait le sens pratique. Le musée national de la science et de la nature (国立科学博物館) situé à Ueno, non loin du parc, propose un rétrospective fort instructive sur l'histoire des distributeurs automatiques.



Les distributeurs automatiques vendent majoritairement des boissons (chaudes ou froides selon les saisons) et des cigarettes même si plus de 120 types de produits différents peuvent être référencés. Ce sont aussi d'importants supports publicitaires pour les marques.



Les plus originaux étant les distributeurs automatiques de parapluies, ceux de légumes (uniquement présents dans les campagnes) et ceux d'amulettes.



La majorité des compagnies qui les commercialise se situe à Osaka, ville où ont été fabriqués les premiers distributeurs et qui a gardé depuis le monopole.

Il en existe près de 550000 sur le territoire nippon (recensemment de 2007)


Distributeur d'oeufs


Distributeur de nato


Distributeur d'amulettes





C'est un sujet vaste auquel je m'attaque aujourd'hui, l'industrie du sexe au Japon. L'industrie du sexe y est très florissante car elle représente 1 % du PIB, équivalent au local budget de la défense nationale. Cette manne financière est très largement tolérée par les autorités.
42% des japonais avouent avoir au moins une fois fréquenté une prostituée et 13.6% avouent en être régulièrement les clients. Chiffre impressonnant par rapport aux autres pays industrialisés.
Il existe plusieurs types d'établissements :

Le soapland (ソープランド)
C'est une sorte de lupanar, où les clients sont lavés, massés et ont des rapports sexuels avec des prostituées.


Le fashion health massage (ファッションヘルス), qui offre une vaste gamme d'actes sexuels



Le pink salon (ピンクサロン) spécialisé dans la fellation ;



l'Image club (イメージクラブ) dans lequel les prostituées portent les vêtements suggérant une profession donnée (infirmière, ou écolière par exemple), spécialisé dans la fellation.



Ces établissements ont pignon sur rue et n'hésitent pas à utiliser de nombreux supports publicitaires pour se faire connaître, magazines, flyers, sites internet, annuaires, tout y passe.


L'hygiène y est dans la plupart des cas respectée et les prix varient selon les quartiers et les prestations proposées.

Il faut compter entre 2000 et 5000 yens pour une fellation et entre 7000 et 15000 yens pour un rapport sexuel (prix moyen).
Dans la majorité des cas, ces établissements sont interdits aux étrangers.

Les quartiers qui recensent le plus d'établissements sont :
Shinjuku (新宿)à Tokyo
Gotanda (五反田)à Tokyo
Kinshicho (錦糸町)à Tokyo
Kameido(亀戸)à Tokyo
Nishi Kawaguchi (西川口)à Saitama
Kawasaki (川崎)à Kanagawa
Kanai (家内)à Kanagawa
Matsudo (松戸)à Chiba