Moins côté et plus abordable financièrement que le célèbre Blue Note, le club de Jazz « JZ Brat » situé au deuxième étage du somptueux hôtel Cerrulean de Shibuya (à deux pas de la sortie sud de la station), a vu depuis son ouverture, en 2001, défiler de nombreux artistes confirmés locaux tels que Ryohei Yamamoto (山本 領平), Hiroshi Yoshida  (吉田 ), Motohiko Hamase (濱瀬元彦) entre autres, mais aussi de nombreux artistes étrangers tels que Chick Corea and Maceo Parker jr ou encore les Mills Brothers.















Outre des concerts hebdomadaires (je vous conseille de consulter la liste des événements avant d’y aller car d’autres soirées telles que des mariages ou des fêtes privées y ont lieu) et de réserver à l’avance.

Cet espace de 300 places environ offre la possibilité de dîner en proposant un choix important de plats occidentaux et orientaux.



 

 

 

 

 

 


C’est donc -vous l’aurez compris- un endroit parfait pour découvrir de nouveaux artistes ou simplement écouter de la musique de qualité, dans un cadre fort sympathique et raffiné pour une soirée romantique sans vous saigner les veines au niveau du budget.


Adresse

Cerulean Tower Tokyu Hotel 2ème étage, 26-1

Sakuragaoka-cho,Shibuya-ku,Tokyo.
TEL:03-5728-0168

E-MAIL info@jzbrat.com

Site Internet

http://www.jzbrat.com/

A Tokyo, il n’est pas rare de voir des groupes de personnes collées à la vitre du conducteur de train ou de métro ou bien positionnés en tête de train, sur le quai, prenant des photos pendant de longues heures.

Plus qu’un moyen de transport, le réseau ferroviaire japonais jouit dans l’inconscient collectif d’une popularité bien plus importante que sa fonction primaire. Pour certains fanatiques appelées Tetchan (鉄ちゃん), cette passion dépasse les lois de l’entendement et les trains se retrouvent élevés au statut de véritables objets de culte.














Certainement passionnée depuis leurs plus jeunes années (les références au train sont utilisées comme des références pédagogiques dans la majorité des écoles maternelles nippones), cette catégorie d’individus est capable de vous raconter en détail l’histoire de toutes les lignes de train, de vous donner une description complète de l’aménagement intérieur des voitures, de dénombrer les spécificités des équipements (taille des pneus, largeur des rails) et certains iront même à pouvoir vous reproduire les musiques diffusées dans les trains et sur les quais !














Bref, vous l’aurez compris, on ne s’improvise pas spécialiste des trains au Japon du jour au lendemain. Cette passion, prenante et assez coûteuse n’a pas échappé aux compagnies ferroviaires qui organisent régulièrement des événements ainsi que des voyages dédiés (tel que le 青春18きっぷ)  à la découverte ou plutôt à de véritables safaris photos de leurs engins. De leur côté, les entreprises japonaises utilisent l’engouement pour ce support pour sortir un nombre ahurissant de produits dérivés.
















C’est donc un véritable phénomène de marketing qui entoure ce passe-temps, qui permet à des collectionneurs avertis d’amasser une ribambelle de produits dérivés à l’effigie de leurs trains préférés.

Dans le cadre de ce que nous nommerions chez nous la ferroviphilie, tout s’amasse : les tickets, panneaux signalétiques, les revues et maquettes, les jouets, porte-clés, circuits miniatures, DVD, gâteaux et calendriers et même authentiques wagons (vendus lors de ventes aux enchères).



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
De nombreuses expositions temporaires (généralement organisées dans de grands magasins de la capitale) ainsi que de nombreux musées dont le plus important, le musée du réseau ferroviaire situé à Saitama (鉄道博物館) ouvert en 2007, offrent outre une rétrospective complète de l’histoire des trains au Japon, dont la possibilité via un simulateur de conduire une motrice.















 
Adresse Internet du musée (鉄道博物館)

http://www.railway-museum.jp/

Contrairement à l’Europe, les religions n’interviennent pas dans la notion de pornographie et ne définissent aucunement ce qu’est l'immoralité. L’industrie du porno dont les bénéfices sont équivalents au budget annuel japonais de la Défense, ont des thèmes récurrents comme le Enjo Kosai (援助交際), mise en scène de scènes sexuelles avec des jeunes filles (ou plutôt habillées comme telles) ou encore le Gokan (強姦), mise en scène de viols, qui pour nous, peuvent paraître étranges voire choquantes.


Depuis peu, un nouveau genre est apparu, le porno pour personnes âgées, mettant en scène l’acteur Shiegeo Tokuda qui du haut de ses 76 ans est déjà apparu dans plus de 350 films, au point de détrôner les acteurs tels que Kato Taka (加藤鷹) ou encore Chocoball Mukai (チョコボール向井) au box office des acteurs les plus populaires. Cette niche a vu son chiffre d’affaires doubler ces dix dernières années et a élevé M.Tokuda au statut de star de l’industrie et d’acteur le mieux payé.


Cet ancien guide touristique connaît donc une seconde jeunesse ; sachant que la population japonaise compte plus de 30 millions de personnes âgées de plus de 65 ans, il ne risque pas de se retrouver au chômage.


Tokuda fit sensation à l'occasion d'un reportage sur sa personne diffusé sur CNN en 2008. Ruby, sa maison de production, envisage d'exporter certaines de ses vidéos aux Etats-Unis où elle espère développer le mythe de la vitalité et le genre du grand-père harder.




Spécialité de la préfecture de Tottori (鳥取県), située au nord ouest d’Osaka, le rakkyo (ラッキョウ) ou bulbe d’échalote confit dans le vinaigre est au curry japonais ce qu’est le poivre Gaban est au Ramen (voir article). On peut également le déguster comme apéritif (漬物).














Découvert en chine orientale, le rakkyo est planté vers septembre/octobre. Récolté en juin de l’année suivante, il est généralement conservé et macéré dans un mélange de vinaigre et de sucre. Ce procédé est défini comme Amatsuke (甘漬け), qu’on peut traduire littéralement comme sucré salé.
















La consommation d’échalotes Rakkyo est réputée, au Japon, pour ses bienfaits sur la santé : antifongique, diurétique, stimulatrice des systèmes métaboliques et digestifs.

Pendant des siècles, elle a été utilisée comme une plante médicinale. L’allicine, substance réputée de l’ail, est également très présente dans l’échalote Rakkyo. De nombreuses études montrent que l’allicine aide à l’absorbation de Vitamine B1 et à récupérer de la fatigue, ou encore permet de réduire le risque de formation de caillot sanguin.
Il est vendu généralement dans les supermarchés ou supérettes sous forme de paquets de 90g à un prix compris entre 50 et 60 centimes de yens. A ce prix là, ne vous en privez pas !


Pendant mon long séjour à Tokyo, j’ai toujours été surpris par le fait que mes amis consommaient bien plus que nous des bonbons ou autres confiseries en tous genres.

Les bureaux de tabac n’ayant pas réellement pignon sur rue, l’achat de bonbons au Japon se fait essentiellement dans les supermarchés et supérettes. Des enseignes indépendantes existent mais dans des proportions infimes.



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Contrairement à nos confiseries locales, les confiseries japonaises sont en général beaucoup plus souples de texture et moins sucrées, vendues sous de plus petits formats en vue d’une consommation de type rapide. De nombreux paquets individuels, n’excédant pas 3 voir 4 pièces chacun, inondent les rayons.

Comme Les japonais sont très concernés par l’aspect santé des produits, beaucoup de compagnies pharmaceutiques se sont lancées sur le marché, proposant des produits vitaminés.

Même si le chocolat et les chewing-gums constituent les locomotives de ce marché, les bonbons japonais sont en général de type gélatineux tendre, à base de collagène, et de fruits et surtout sans sucre. Ils offrent un panel impressionnant de goûts : outre les traditionnels « fraise » et « citron », des saveurs encore peu exploitées en France comme le yaourt et le melon mais aussi la pastèque. Le « sucré salé » est également la marque de fabrique des bonbons japonais : potiron, sauce soja sont encore souvent utilisés dans leur confection.
















Le packaging, beaucoup plus évolué qu’en Europe fait partie intégrante du produit et stimule l’achat compulsif.

La grande différence au niveau de la consommation est que les « seniors » constituent environ la moitié des acheteurs. En cause des pratiques comme la cérémonie du thé qui s’accompagne en général de confiseries en tous genres.

Cinq marques dominent le marché : Lotte, Meiji Seika Kaisha, Morinaga et Co., Ezaki Glico, and Mary Chocolate.

Compte tenu de la législation et du protectionnisme patent du marché japonais, peu de marques étrangères sont représentées ; elles ne se partagent que 7% (chiffre 2008) du marché national.

Le plus souvent on retrouve les marques Mentos, Chupa Chups lollipops et Frisk mais des magasins spécialisés dans l’importation de produits étrangers (輸入食材店) comme l’enseigne Kaldi proposent un éventail plus large de produits.



Le Hi-chew (ハイチュウ,) produit par Morinaga et Co reste le bonbon le plus populaire. Sa gamme a évolué et s’est déclinée au fil des années. Phénomène rare pour être signalé,  elle a réussi à s’exporter notamment en Asie et aux Etats-Unis.


Aujourd’hui, je tenais à évoquer un lieu plein de souvenirs pour moi : (feu) le café Classic (クラシック).


Autrefois situé à Nakano, à l’entrée de la zone commerciale Broadway, sur la ligne chuo ( le long de laquelle pullulent déjà de nombreux cafés dits « musicaux (名曲喫茶)» surtout à Asagaya et Koenji), ce café a été pendant près de 75 ans le rendez-vous des tokyoïtes amoureux de musique classique. Il a malheureusement fermé ses portes le 31 janvier 2005 après le décès de son propriétaire, le charismatique M.Misaku (美作さん).
















Dans une ville en  constante effervescence, où les bâtiments poussent  comme des champignons, où la concurrence force beaucoup d’enseignes à fermer rapidement sitôt inaugurées, le  Café Classic ラシック faisait  partie  des quelques  trop  rares échoppes datant d’avant guerre. L’ambiance intérieure du lieu, savant mélange baroque composé par accumulation d’antiquités et de dessins, ainsi que sa façade d’époque donnaient l’impression que le temps n’avait pas eu de prise sur lui.
















A mi-chemin entre musée et magasin, c’était à chaque fois pour moi une plongée dans le passé lorsque j’y allais, la poussière et la vétusté des objets renforçaient ce sentiment.


Ce cachet suranné, entretenu par une sélection musicale de premier ordre (eh oui, surprise, basses et sirènes lancinantes ne sont pas mes seuls critères musicaux personnels), faisait de ce café un lieu inimitable et chaleureux. D’ailleurs, peu de temps après la fermeture, une vente privée fut organisée à Ginza pour disperser la collection de vynils de M.Misaku ainsi que de nombreux croquis de cet ancien dessi-nateur professionnel.

Un dvd retraçant l’histoire de ce lieu-culte est en vente au café violon d’Asagaya (ヴィオロン)


Adresse du café violon
Tokyo To
Suginami ku asagaya kita 2-9-5
Ouvert de 12h à 22h



Manger du fois gras avec du pain rassis est considéré comme un manque de goût et de savoir-vivre, mais manger des ramens sans poivre GABAN (ギャバン) peut être considéré de même. Pour les plus attentifs d’entre vous, vous avez sûrement remarqué cette boîte métallique grise et violette, cylindrique le plus souvent, coincée entre le shichimi (Poudre épicée) et l’ail déshydraté qui ornent les comptoirs de toute bonne enseigne de nouilles japonaises dignes de ce nom.















Plus qu’un poivre (puisque son goût ne diffère pas énormément des autres produits vendus sur le marché), ce dernier (et de cette marque-là précisément) est une indissociable d’un restaurant de ramens, implanté dans l’inconscient collectif, un peu comme la moutarde l’est au hot-dog.

La société qui le produit, dont le siège social se situe dans l’arrondissement de Chuo et qui possède trois usines (à Tochigi, Shizuoka et en Malaisie) a depuis quelques années diversifié son activité en proposant outre ce poivre, de nombreuses sauces et poudres épicées ainsi qu’une gamme de biscuits-apéritifs.















Malheureusement pas importé en France (le monopole des épices appartenant à la société S&B foods), il vous faudra le commander sur le net ou pour les plus avisés, le ramener directement du Japon.