Je m’éloigne un petit peu de Tokyo pour présenter deux enseignes japonaises de la région parisienne tenues par Mme Matsumoto et son époux.


Après avoir travaillé pendant de longues années à Londres, la famille Matsumoto, grands nomades devant l’éternel, ont ouvert en avril 2004, la yakinikuya (barbecue japonais) « 松っちゃん» (matchan) dans le XVème arrondissement, non loin de la station Dupleix.
















L’établissement possède la spécificité d’avoir une plaque chauffante (鉄板) à chaque table, équipée de hotte aspirante, chose très rare dans la capitale.

La viande est importée du Japon ; on retrouve la qualité de découpe propre aux yakinikuya nippones. Outre la viande (Le galbi, côte de boeuf marinée y est excellent) le menu comporte une sélection légumes, salades.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au regard de la qualité et de la variété des plats, les prix sont dérisoires, pour tous les amateurs de viandes grillées japonaises, c’est L’ADRESSE à ne pas manquer.

Adresse

55 rue du Theatre, 75015, Paris
TEL 01 45 77 03 50
Métro dupleix (Ligne 6)

Heures d’ouverture
12:00 - 14:00
19:00 - 22:30

Fermé le lundi midi et le mercredi



 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le second établissement, ouvert en 2009 est le bar-restaurant l’Arc, situé non loin de la station « Pyramides », derrière Monoprix. Ce bar à forte connotation nipponne, possède un cadre très sobre et sophistiqué. La sélection d’alcools japonais y est très large (notamment en Shouchu).

C’est un endroit rêvé pour passer de longues heures à déguster de bons vins grâce aux conseils avisés du sommelier Kei ou de déguster des plats fins japonais au comptoir.

Adresse

29 rue d’Argenteuil 75001 Paris
TEL 01 49 27 92 67

Heures d’ouverture
19:00 – 1h30

Fermé le dimanche





En véritable fondu de nouilles japonaises et toujours friand de personnages au parcours surprenant, je tenais à vous présenter aujourd’hui Ivan Orkin.

Né à Brooklyn, Ivan se passionne depuis sa période estudiantine (quand il apprenait le japonais) pour les ramens. Après des années passées à travailler dans la restauration dans son pays, avec l’aide de son épouse japonaise, ce « grand » monsieur est devenu le premier américain, en 2007, à ouvrir son propre restaurant à Setagaya : アイバンのラーメン.

Son restaurant se veut convivial ; on peut noter une touche d’exotisme dans les plats, notamment les glaces au dessert mais à tous points de vue, ses nouilles au bouillon de sel (塩ラーメン) sont remarquables !


Sa spécialité est le « mazemen », plat de nouilles avec très peu de soupe et mélangé à des œufs pochés, du porc et de l’ail.












En outre, une ligne de nouilles instantanées à son effigie est vendue dans tout le pays.





 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Plus que sa connaissance des ramens, c’est vraiment sa volonté de réussir qui m’a énormément impressionné, Il a d’ailleurs écrit un livre passionnant intitulé "アイバンのラーメン by アイバン・オーキ » (Ivan’s Ramen) aux éditions Little More racontant son parcours, semé d’embûches dans cet univers impitoyable…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Adresse


3-24-7 Minami Karasuyama, Setagaya-ku, Tokyo, tel: 03-6750-5540, web:
Ligne keio Station Rokakouen


Site internet

http://www.ivanramen.com/

Le marché très lucratif du tabac contrôlé aux deux tiers par Japan Tabacco, propose une multitude de marques à bas prix (les prix oscillent entre 1,20 et 2,60 euros. Malgré un léger durcissement des lois anti-fumeurs ces dix dernières années avec les interdictions de fumer en marchant dans certains arrondissements notamment et une forte hausse des prix à venir) le Japon reste une sorte de paradis pour les fumeurs.

Dans le florilège de marques qui ornent les distributeurs automatiques présents dans tous les recoins de la ville, une marque à retenu mon attention : Wakaba (わかば).
















Mise en vente en 1966, au prix de 180 yens (désormais vendu à 190 yens), Wakaba est la seule marque de cigarettes longues (paquet de 20) qui reste dans cette gamme de prix. Elaborée avec les résidus de tabac de la marque Seven Stars, Wakaba est le symbole des tabacs de troisième classe (三級品).



Plus que les caractéristiques intrasèques du produit, c’est surtout l’image qu’elle véhicule : c’est une marque vendue presque exclusivement dans les bureaux de tabac de quartiers (on ne la voit que très rarement en vente ailleurs), fumée par des vieillards en général ou des ouvriers dont le revenus sont bas, ce qui lui donne une image de tabac « prolétaire ». Fumer des Wakaba se veut de nos jours désuet (ダサイ) mais c’est son cachet « décalé » qui m’a plu.

Récemment, j’ai re-visionné un de mes films préférés (déjà présenté dans ce blog) : le très controversé « Kyoki no sakura » (凶気の桜) et en discutant avec un ami (lui aussi grand fan de ce film), le nom porté par le « gang » de jeunes nationalistes, protagonistes du film a retenu mon attention : NEO TOUJOU(ネオ東條).

Pour ceux qui ne connaissent pas cette œuvre, le film raconte l’histoire de 3 jeunes hommes arpentant les rues de leur quartier (Shibuya) en y faisant régner l’ordre par la terreur et la violence afin de « purifier » la ville en s’attaquant aux dealers, junkies, yakuzas, proclamant haut et fort leur appartenance à un groupe néo-nazi.











Le terme ネオ東條fait référence à un des acteurs les plus importants de la seconde guerre mondiale à savoir le général Hideki Tōjō (東條 英機)



Premier ministre de l’empereur Hiro-Hito en 1941, cumulant les fonctions de ministre de la guerre et de ministre de l’intérieur, le généra Tojo symbolise le lobby militaro-industriel qui –pendant des décennies a conduit le Japon à entrer dans une logique d’affrontement avec la plupart des pays de sa zone d’influence géographique.



Pour répondre au blocus économique américain qui étouffe le pays, il sera l’un des initiateurs de l’agression de Pearl Harbor. Détenteur d’une lourde responsabilité dans les crimes de guerre commis par l’armée japonaise durant le conflit, il sera jugé et exécuté.



Mac-Arthur lui fera endosser toute la responsabilité, en lieu et place de son souverain qu’il convenait d’épargner pour mener à bien les bouleversements générés par les nombreuses réformes imposées au pays.



Son nom, très entaché par l’ensemble de ces actes est devenu synonyme de la toute puissance de l’impérialisme militaire d’alors, désormais révolu.





















De nombreuses références lui sont dédiées dans le film comme, « 日本人なら東條英機だろうよ » (si je devais être japonais, je serai Toujou Hideki).



Les trois jeunes hommes prônent l’idéologie qui veut que le Japon retrouve par tous les moyens son lustre d’antan. Cette doctrine Hakko ichiu (八紘一宇), doctrine qui soutient que le Japon est le centre du monde et gouverné par un être divin, que le peuple japonais, protégé, est supérieur aux autres, est le fil conducteur de ce long métrage.



Le fantôme d’Hideko Youjou plane sur ce film.



Qui a dit que les films japonais manquaient de message ?


La télé japonaise se compose en très grande majorité d'émissions de variétés ; la plupart de celles-ci reposent sur un concept simple « faire rire à tout prix » et dans ce cas là finesse et délicatesse ne sont pas légion. Dans ces grilles de programmes dont le contenu est proche du néant, une émission à très rapidement attiré mon attention de part son caractère plus «évolué»: Soramimi Hour (空耳アワー) diffusée sur la chaîne 10 (Terebi Asahi).

C'est en 1992 que cette émission (à l'époque appelée あなたにも音楽を) et présentée par Hiromi Machiyama (町山広美) voit le jour, après de multiples ajustements. En 1996, l'émission est reprise en main par le (déjà) présentateur-vedette Tamori (タモリ) accompagné de son acolyte Hajime Ansai (安斎肇).















Le concept est simpliste : les auditeurs envoient par courriel des fragments de chansons puisées dans le répertoire international, dans lesquels le texte original peut s’interpréter phonétiquement comme ayant une signification en japonais. Les morceaux retenus sont présentés sous forme de vidéo.

Les gagnants de l'émission se voient attribuer un cadeau selon l’originalité de leur trouvaille, qui est soit un bandana, soit un tee-shirt ou encore mieux un blouson à l'effigie du logo de l'émission. Après 15 ans d’émission, ledit blouson n’a encore jamais été décerné.
















Le terme soramimiste (ソラミミスト) désigne les chercheurs de ces chansons.

L’émission jouit d'un succès sans commune mesure dans le PAF japonais, sa longévité en apportant la preuve. De nombreux invités viennent chaque semaine y participer. Le premier segment de l'émission (qui dure à peine une demi-heure) est réservé à des reportages sur des lieux atypiques ou à des présentations de métiers ou d'inventions plus loufoques les unes que les autres.

Une fois tous les deux ans, un émission spéciale de remise de prix (空耳アワード) a lieu.


Quitte à fragiliser ma réputation d'invétérable buveur de Shochu et d'Awamori, je dois avouer qu’il m'arrivait souvent (et non, pas dans des moments d’errance passagers) de me rendre dans des cafés et passer des après-midis à méditer (à étudier aussi ou à discuter). Dans ces cas là, je prenais souvent la ligne Odakyu, direction Shimokitazawa (下北沢)

















Shimokitazawa est un des quartiers les plus prisés de Tokyo (après Kichijoji et Naka Meguro). Connu pour ses nombreux bazars (雑貨屋) et magasins de vêtements de seconde main (古着屋), Shimokita regorge également d'un nombre incalculable de salons de café, dont Mona Records reste l’un de mes préférés.

Situé à quelques minutes de la sortie sud de la station, le café cumule les fonctions de restaurant, magasin de CD et vynils et, le soir venu, de salle de concert (qui jouit d'une très bonne réputation d'ailleurs...).Même si la moitié de la salle est dédiée à la scène, il reste tout de même une trentaine de places.















En journée, c'est reposant et calme, très bon marché ; la clientèle est relativement jeune et composée essentiellement de musiciens et de photographes. C’est aussi un bon moyen de découvrir des artistes locaux puisque leurs CD sont joués dans le café.

Adresse

Tokyo to Setagaya ku Kitazawa 2-13-5 Bâtiment Ina 2ème étage

Les grandes marques de maroquinerie françaises s'exportent très bien à l'étranger et le Japon constitue un des marchés les plus rentable pour celles-ci ; Vuitton, pour ne citer qu’elle, réalise plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires sur le territoire nippon.

Depuis quelques années, des études très sérieuses menées sur le sujet confirment que de plus en plus de japonaises utilisent non plus les sacs eux-mêmes mais les sacs cartonnés de ces marques.













Les données ci-dessus indiquent clairement que lors de l'achat des sacs, les japonais attachent une importance certaine au choix du sac d’emballage qui va non seulement être utilisé pour ramener le sac à main à la maison mais va être maintes et maintes fois utilisé dans la vie de tous les jours pour afficher un standing ou par commodité.

D'après les utilisateurs de ces sacs, les raisons sont multiples, cela permet de séparer les biens utiles (téléphone portable, portefeuille, cosmétiques) des biens "secondaires" tels que les livres, le bento (boîte contenant un petit repas) ou encore les cahiers de texte pour les étudiantes.

















L’utilisation dérivée et parallèle de ces sacs traduit surtout un désir de paraître, de faire illusion, de suggérer que l'on a de l’argent, que l'on a acheté un produit onéreux.

Des études montrent que de nombreuses personnes n’ont jamais acheté réellement de sacs de luxe mais uniquement ces sacs en papier pour le faire croire.

Culte de l'apparence, quand tu nous tiens....