Comme dans la plupart des pays d’Asie, le rôle de la femme aussi bien dans la société que dans les mœurs se révèle être très différent du modèle européen. Au Japon, s’il existe une égalité légale entre la femme et l'homme, la réalité est toute autre.


La femme dans la société

Un sondage datant de 1998, démontrait que la moitié de la population interrogée, pensait que la femme ne disposait pas des mêmes droits que l'homme. Et cela s'avère exact dans presque tous les domaines de la vie sociale.




En effet, entre la fin de ses études et la date de son mariage, la jeune femme exerce un rôle de figurant; elle sert le thé à son patron et à ses clients et ce, quel que soit le diplôme qu’elle détient. Avec un salaire généralement de 30% à 50% inférieur à celui des hommes, elle est incitée vivement par son entreprise à quitter son poste pour se consacrer à la vie familiale.




















Et bien qu'elles constituent près de 40% de la population active, elles restent cantonnées dans des tâches subalternes. Des métiers comme le journalisme d'agence de presse leur sont interdits, ou plutôt c'est l'accès au concours de recrutement qui leur est proscrit.

Pour mener à bien une carrière, elles doivent s'imposer dans une société dirigée par et pensée pour les hommes. Pour prouver leur engagement au travail, elles doivent renoncer à faire des enfants. Ce n’est que lorsque les enfants sont en âge de se débrouiller seuls, que les mères de 40 ans peuvent prétendre à trouver un emploi précaire.

La femme à la maison

En ce qui concerne la femme au foyer, elle assume toute la responsabilité de sa maison: elle s'occupe de la gestion du foyer et de l'éducation des enfants. Ce rôle de chef de famille élimine les frustrations qu'une femme peut avoir dans la société. C'est sans doute pour ces raisons que le féminisme nippon n'a jamais été actif comme dans les pays Occidentaux.



















La tradition japonaise veut que la femme soit sous la tutelle du père pendant l'enfance, du mari durant son mariage et de ses fils après son veuvage. Difficile dés lors de se faire une place dans une société machiste.

Un proverbe japonais dit " une femme et un tatami sont mieux neufs." Il est admit que lorsque l’épouse vieillit, l’homme peut une aventure, généralement dans des hôtels ad-hoc (love hôtels). Par ailleurs, les hommes ne sortent jamais avec leur femme en dehors de festivités très occasionnelles, préférant aller boire un verre entre collègues de travail.





















Depuis le début du XXème siècle, la modernisation du Japon a surtout été marquée par ce qu’on pourrait appeler une "samouraïsation" où la femme est volontiers surnommée okusan (celle qui reste en retrait ) tandis que l'homme est appelé shusin (le maître).

La femme aujourd’hui

Dans une société toujours en plein essor, un équilibre entre le masculin et le féminin est encore mal ajusté. Si de nombreuses femmes ne désirent plus reprendre leur rôle dans le foyer, elles conservent une conscience aiguë de leur spécificité et de leur différence avec les hommes et ne souhaitent pas entièrement perdre la place traditionnelle qui leur est dévolue.















Après des siècles de confucianisme exaltant la misogynie, un nouvel ordre au sein duquel l'homme et de la femme japonais devront se forger une nouvelle identité sera vraisemblablement laborieuse à voir le jour au pays du soleil levant !


Bonjour,

Je viens de changer les paramétrages du blog, désormais plus besoin d'inscription pour lâcher des commentaires. N'hésitez pas à donner vos avis et à formuler des critiques.

Dans un autre ordre d'idées, voilà les sujets que je vais prochainement traiter (En préparation)

La socialisation par l’alcool
L’intégration
La mafia au Japon
La communauté africaine à Tokyo
Une société machiste

Encore merci à tous pour vos visites


Depuis quelques années, des groupes de jeunes étrangers mettent à profit la fête d'Halloween pour semer le désordre sur la ligne Yamanote en se livrant à des gesticulations grotesques et fortement imbibées.

Cette année encore et bien que les autorités aient mis en place un important dispositif policier pour endiguer les débordements, il semble que la nuit a été encore une fois relativement animée.
    
Halloween est -outre le fait qu'elle ne représente rien dans la culture japonaise- plus une excuse pour ces individus de se saôuler que de respecter une tradition.

















Si je prends cet exemple d'actualité, c'est parce qu'il illustre pleinement les raisons pour lesquelles les étrangers ont une mauvaise image au Japon. Dans une société où le respect d'autrui est une règle, ce type de comportement est ressenti autant comme un manque d'éducation que comme une agression. Le problème n'est pas de faire la fête mais en toutes circonstances, de se comporter de manière citoyenne.
















Je demeure persuadé que lorsqu'on fait partie d'une minorité qui vit dans un pays qui n'est pas le sien, on doit essayer de s'intégrer en en pratiquant les usages. L'apprentisage de la langue, le respect des us et coutumes ainsi que celle des règles de la société me semblent primordiales. C'est ainsi qu'un étranger peut vivre pleinement la richesse d'une civilisation tout en valorisant et en portant haut le flambeau de son pays.






























Ces pitreries d'Halloween sont l'exemple parfait de ce qu'il ne faut pas faire, où la plupart des étrangers ont des comportements qu'ils n'auraient en aucun cas dans leur pays, profitant de l'impassibilité courtoise du japonais. Cette impassibilté a cependant ses limites si l'on en juge par les inscriptions figurant sur les banderoles et autres calicots de manifestats nationalistes.


Courtesy of Peter  Bellars



Envisager de recenser toutes les ramen-ya de Tokyo serait utopique. Je vais donc de temps en temps présenter les enseignes à ne pas manquer. Pour commencer, le restaurant Kuromon (黒門) situé à Nishi Shinjuku me semble incontournable. Les plats concoctés par M.Nakamura n'ont pas d'égal.


C'est un bouillon de poisson mélangé à des os de porc qui fait la renommée de Kuromon. De plus, les portions y sont bien garnies. Pour 650 yens, vous vous remplirez la panse comme jamais.
Le comptoir étant de relative petite taille, évitez de vous y rendre entre 12h et14h, vous serez surement refoulé en raison du manque de place ou vous devrez patienter une bonne demi-heure.


Adresse

Shinjuku Ku Nishi shinjuku 7-10-12 Daiban Building 1er ètage
Horaire d'ouvertures
11:30-15:30
17:30-22:00


Situé à Ikebukuro (lignes Yamanote, Tobu Tojo, Seibu ikebukuro et metros marunouchi, yurakucho et fukotoshin) depuis 1996, au sein de l'immense complexe/bâtiment Sunshine, se trouve  le parc d'amusement Gyoza stadium (池袋餃子スタジアム).

Pour les novices, je vais quand même expliquer ce qu'est le gyoza appelé communément en France ravioli pékinois. C'est un aliment chinois en forme de chausson, constitué d'une pâte de farine enveloppant une farce qui peut être composée de différents aliments (qui varient selon les régions).



Bien que d'origine chinoise, c'est un aliment très populaire au Japon (servi notamment en accompagnement dans les restaurants de ramen), qui possède même sa capitale, à Utsunomiya (宇都宮), ville principale de la préfécture de Tochigi (栃木県).


Ce parc est sur deux étages. Le premier, le plus intéressant où se situe l'entrée se compose de 4 rues Fukubukuro Gyoza Jiman (福袋餃子自慢商店街) qui recrée l'ambiance des rue japonaises du début du siècle, le décor y est plutôt sombre et on y trouve de part et d'autre de nombreuses enseignes de Gyoza.

La Mononoke Bangaichi (もののけ番外地), autre rue de ce niveau, d'un style japonais également se veut plus ludique avec de nombreux jeux. Elle accueille généralement des évenements et manifestations temporaires.

La rue Ghost 13 ( ゴースト13番街), de type plus occidental récrée quant à elle, l'ambiance du Tokyo d'avant guerre.

Riraku no mori (りらくの森), n'offre pas réelement d'intêrét, c'est un centre de relaxation de style moderne.

Plus que l'envie de déguster des gyozas, c'est une bonne alternative pour conjuguer  le culinaire, le ludique et l'intéractif. Un endroit parfait pour passer un après-midi seul ou accompagné à moindre coût.




Aujourd'hui, c'est Halloween. Fête qui n'a pour moi aucunement sa place dans nos moeurs ni dans les moeurs japonaises. Une sorte de farce marketing, symbole de la non-culture.

L'occasion pour moi pour revenir sur un fait divers qui a marqué les annales au début des annés 90 avec le décés de Yoshihiro Hattori (服部剛丈).

Pour résumer les faits, Yoshihiro (originaire de Nagoya) était à l'époque étudiant en Louisiane. Lors de la veillée d'halloween, alors qu'il se rendait à une fête , il se trompa de maison et fut abattu par le propriétaire.

Ce qui choque ou interpelle dans cet incident, c'est le fait que le proprietaire cria "Freeze" qui signifie (ne bougez plus) mais l'étudiant; fraichement débarqué à Bâton Rouge (en ne maitrisant pas l'usage de l'anglais) interpréta "Please". Le qiproquo amena la fin tragique de Yoshihiro.



Plus que l'incident en soi, ce sont surtout ses conséquences qui furent incroyable : le public japonais ne comprit pas l'acquittement du tireur autant le caractére raciste de l'affaire. Il mit encore une fois l'accent sur le laxisme de la loi américaine concernant la liberté d'usage des armes.

Ne vous trompez pas de maison ce soir et faites des efforts pour apprendre l'anglais !


Situé à 10 minutes à pied de la station Sangubashi sur la ligne Odakyu ou accessible à 10 minutes à pied de la station Hatsudai sur la ligne Keio-shinsen, le musée du sabre est implanté dans un quartier paisible. Haut lieu des seuls initiés, il est conseillé de ne s’y rendre que si l’on connaît au préalable différencier un tachi (太刀、大刀), d’un katana (刀) , ou un wakizashi (脇差) ) d’un tantō (短刀).

Sous cette réserve (le profane s’y ennuiera), le musée offre une belle réunion de lames de qualité confectionnées à partir du XVIème siècle, ainsi qu’un ensemble de gardes de sabre (tsubas ) de haut de gamme. Une présentation des techniques de forge et de polissage est proposée de manière très didactique. Il est souhaitable de parler japonais pour visiter cette exposition car les légendes des pièces présentées ne sont pas traduites en anglais.
















Adresse: 4-25-10 Yoyogi, Shibuya-ku, Tokyo 151-0053
Téléphone : Phone : 03-3379-1386
Fermé le lundi.

Site Internet
http://www.touken.or.jp/